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« Construire l’école de demain » : telle est l’ambition de Delphine Manceau, directrice générale de Neoma Business School, qui a exposé à la presse le plan stratégique de l’établissement en compagnie de son nouveau président Michel-Edouard Leclerc. En voici les directions majeures.

Delphine Manceau et Michel-Edouard Leclerc constituent un duo récent. Quand la première a pris la direction générale de Neoma BS en septembre 2017, le second en a été nommé président en janvier 2018. La collaboration entre ceux deux personnalités a donné lieu à un plan stratégique spécifique, dont la mise en place devrait s’achever pour l’année 2022.

L’objectif de Neoma à ce jour est clair et revendiqué : devenir le challenger innovant de plus grandes business schools internationales, et « contribuer à réinventer le secteur » selon les dires de la directrice générale.

Innover en terme de pédagogie

Pour cela, le premier défi de l’établissement sera de miser sur l’innovation éducative et pédagogique. Cela passe notamment par l’ancrage dans les lieux et l’importance des campus. En effet, selon Delphine Manceau, « le digital va avec le physique ». Aussi, trois nouveaux campus seront créés en cinq ans sur les trois villes où existe déjà Neoma : Paris, Reims et Rouen. Le grand changement réside notamment dans le déménagement du campus parisien dans de nouveaux locaux de plus de 6500 m² dans le 13e arrondissement de la capitale, à côté de la place d’Italie, en 2021. L’investissement alloué à la création de ces espaces neufs s’élève à environ 300 millions d’euros, financés par l’emprunt.

Les campus supplémentaires permettront à l’école de commerce d’augmenter ses effectifs et ainsi accueillir environ 1500 élèves de plus à Paris, et 5000 à Reims et à Rouen. D’autre part, de nouveaux programmes ont été créés pour les élèves, notamment des MSc spécialisés dans le luxe ou encore dans le Big Data.

Repenser la stratégie à l’international

Neoma souhaite également affirmer sa position à l’international, renforcer ses échanges et les exploiter au mieux pour inventer de nouvelles possibilités pour les élèves. Ainsi, le programme d’échange « entrepreneurs sans frontières » permet aux étudiants incubés à l’école de faire leur échange au sein de l’incubateur d’une autre université à l’étranger, parmi les plus de 300 établissements partenaires de Neoma à travers le monde. Même principe pour les parcours « vie associative sans frontière », qui permettra aux jeunes faisant partie d’une association de poursuivre leur engagement dans une école à l’étranger, et « apprentissage sans frontières » : grâce à ce dernier, les étudiants du Global BBA peuvent réaliser leur contrat d’apprentissage à l’international en 4ème année tout en continuant leur apprentissage par le biais du e-learning. Ces trois programmes « qui réinventent et enrichissent considérablement l’expérience étudiante locale » selon Delphine Manceau, font la fierté de la direction de la business school.

D’autres axes d’évolution pour les années à venir

Parmi les nombreuses idées énoncées par Michel-Edouard Leclerc et Delphine Manceau pour faire grandir encore leur établissement, voici ceux que nous avons relevés en priorité :

  • Michel-Edouard Leclerc a évoqué sa volonté d’augmenter le nombre d’étudiants boursiers dans les effectifs de Neoma : ils représentent à ce jour 25 % des étudiants.
  • Les collaborations avec d’autres acteurs de l’enseignement supérieur en France doivent elles aussi être renforcées, à l’image de l’accord avec l’Université de Reims Champagne-Ardenne sur le doctorat en management de l’école.
  • Par ailleurs, la direction de la business school a la volonté de renforcer l’apprentissage et la sensibilisation aux matières artistiques et littéraires dans les programmes des étudiants, avec par exemple l’organisation de deux expositions par les élèves, dont une axée sur le street art.
  • Enfin, à terme, Michel-Edouard Leclerc souhaiterait répondre à la volonté des étudiants selon laquelle ils aimeraient voir une véritable synergie et union entre les trois campus de la business school, Paris, Reims et Rouen. À ce jour, « la réalisation de cette communauté reste à faire ».