Les 7 Sciences Po du concours commun lancent le « Réseau ScPo »

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Ils sont 7 établissements à être rassemblés par une volonté d’unité : 7 Instituts d’Études Politiques dits « de province », qui ont tenu à souligner leurs liens déjà préexistants et les renforcer par un nouveau projet. Jeudi 14 juin 2018, Sciences Po Aix, Lille, Lyon, Rennes, Saint-Germain-en-Laye Strasbourg et Toulouse célébraient les 10 ans de leur concours commun. L’occasion de dévoiler leur nouvelle marque commune : « Réseau ScPo ».

Le concours commun des Sciences Po fête ses 10 ans

Le concours commun des Sciences Po Aix, Lille, Lyon, Rennes, Saint-Germain-en-Laye Strasbourg et Toulouse a été lancé en 2008 dans une volonté « d’égalité des chances et de démocratisation de l’enseignement supérieur » et de démontrer « la diversité, mais surtout la complémentarité de [leurs] formations ». Ce concours commun s’inscrit dans un programme national en œuvre depuis 2006, le Programme d’Études Intégrées (PEI), qui vise à instaurer des actions pour favoriser l’accès aux études des collégiens et lycéens les plus démunis.

Pour rappel, le concours commun du réseau des Sciences Po concerne les bacheliers ainsi que les titulaires d’un bac+1. Il permet de candidater en même temps dans les 7 IEP, via une seule et même série d’épreuves. Cette dernière se déroule en trois temps :

  • Une dissertation de 3 h sur une question contemporaine, correspondant à un thème choisi chaque année. (Une petite indiscrétion ? Pour l’année 2019, le sujet sera « Le secret et le numérique »… À vos révisions !)
  • Une dissertation d’histoire de 3 h correspondant à un programme changeant lui aussi.
  • Une épreuve de langues vivantes (anglais, allemand, espagnol et italien) d’1 h 30 : compréhension écrite, synonymes et essai.

Les lauréats sont admis dans l’un des 7 établissements du réseau en fonction de l’ordre de préférence qu’ils auront exprimé et de leur classement au concours : en 2018, ils seront 1200 à être admis dans un des IEP.

Les directeurs des Sciences Po « de province », présents pour célébrer les 10 ans de cette initiative, n’ont pas caché leur « fierté de ce que [leurs] prédécesseurs ont fait » (Gabriel Eckert, Sciences Po Strasbourg), et la satisfaction d’un « concours qui ne soit pas un barrage à la réussite » pour les moins aisés (Frédéric Forest, de l’Enseignement Supérieur et de l’Insertion Professionnelle). Céline Braconnier, directrice de l’IEP de Saint-Germain-en-Laye, a mis en exergue cette même volonté en affirmant que l’objectif premier du concours commun était « d’élargir le recrutement à l’ensemble des milieux sociaux ».

 « Réseau ScPo » : nouvelle identité pour liens resserrés

Charte graphique modernisée, réseau rebaptisé, site internet lancé : il y a du nouveau dans le réseau des Sciences Po du concours commun, et cela passe par la marque commune « Réseau ScPo », censée clarifier le positionnement du réseau dans l’univers de l’enseignement supérieur.

En plus d’une uniformisation de leurs voies d’accès pour les bacheliers, les 7 Sciences Po concernés souhaitent donc travailler leur image partagée, pour s’allier aussi bien dans les faits que symboliquement. Cependant, il ne s’agit bel et bien pas d’une véritable fusion comme l’a affirmé Céline Braconnier : « Mettre en commun nos forces ne signifie pas atténuer nos particularités ». Ainsi, chaque IEP du concours commun va bel et bien garder ses propres caractéristiques, mais en étant toujours plus soudé avec les autres membres du réseau.

La question se posera certainement de savoir si cette volonté d’unité vient en réponse au détachement apparent de Sciences Po Paris, dans une logique romanesque de ville versus campagne. Que nenni répondent d’une seule voix les directeurs des IEP du « Réseau ScPo », qui garantissent entretenir de bonnes relations et coopérer régulièrement avec leur consœur parisienne.