Revue de Presse du 17 mars 2015
17 March 2015
Revue de presse du 24 mars 2015
24 March 2015

En début d’année, Educadis, spécialisé dans l’éducation en ligne, a mené une enquête auprès de 500 personnes afin de savoir si la formation en ligne est digne d’intérêt. Si le résultat est plutôt positif, le sondage soulève tout de même quelques failles.

On ne compte plus le nombre de start-up dédiées à l’enseignement en ligne. En 2015, d’après une étude menée par Ambient Insight Research, le marché était estimé à 49,9 milliards de dollars, un chiffre incroyable pour le e-learning tant le concept semble encore timide.

Le succès des MOOC’s

Pourtant, force est de constater que les MOOC’s (Massive Open Online courses), les TICES (Technologies de l’information et de la Communication pour l’Enseignement) et autres Serious Game font désormais partie du vocabulaire de l’éducation. Si pour Educadis un tiers des sondés n’a pas été capable de définir le sigle MOOC, 45% en connaissent au moins le terme. Est-ce suffisant pour estimer que cette nouvelle manière de consommer le savoir et de le mettre à la porter de tous à toutes les chances de perdurer en France ?

Oui, à en croire les nombreuses grandes écoles et universités qui s’y sont mises ces derniers mois. La Sorbonne, Centrale Lille, Polytechnique, FERRANDI et plusieurs autres proposent leurs cours en ligne, des leçons plus ou moins adaptées à tous les niveaux et qui touchent une grande variété de profils. Les retraités comme les cadres, les demandeurs d’emploi ou les étudiants s’intéressent et participent au concept. Ils viennent également du monde entier pour profiter de ces cours francophones, preuve que le e-learning gagne du terrain.

Nuancer par le blended learning

Il faut tout de même reconnaître que les sondés sont encore attachés au mode de formation classique (dit « présentiel »), ne serait-ce que pour les liens sociaux qui se créent entre les enseignants et les étudiants. Le e-learning en complément fonctionne donc bel et bien mais n’est pas encore prêt à détrôner l’enseignement traditionnel. Cette vision reste tout de même à modérer puisqu’elle concerne un public français, attaché à un certain modèle culturel. Dans les pays voisins, la formation en ligne est déjà bien ancrée, les français seront plus réceptifs au blended learning, qui associe e-learning et présentiel.