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Le secteur de la petite enfance : un secteur d’avenir ?
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Des frais de scolarité excessifs, un niveau académique médiocre, des réseaux internationaux peu développés… Les étudiants mais aussi les médias sont de plus en plus nombreux à mettre en avant certains aspects négatifs des business school au moment de la rentrée. Cette année à nouveau, il est question des pratiques de ces établissements pas toujours à la hauteur de leur réputation.

Les écoles trop chères ?

Chaque année, les écoles de commerce profitent de la rentrée pour augmenter leurs frais de scolarité. L’an dernier, on estimait à 800€ cette hausse en moyenne, soit une progression de 2,8%, quatre fois plus que l’inflation en France. Désormais, obtenir un master en business school coûte près de 30 000€, un tarif qui a presque doublé en dix ans.

Des résultats mitigés

Alors que des milliers d’élèves ont, il y a quelques semaines, rejoint les bancs de ces écoles, cette évolution des droits d’inscriptions à de quoi inquiéter, d’autant plus que nombreux sont les établissements à ne pas délivrer une formation à la hauteur de la hausse de leur tarif. En effet, il y a quelques jours paraissait le classement 2015 des masters des écoles de commerce, un palmarès commandé par le très sérieux Financial Times, l’occasion de découvrir que plusieurs écoles françaises ont fait une chute dans le top pendant que les business school du Royaume-Unis ou de Suisse effectuent de remarquables percées.

Si ce n’est pas le cas de toutes les écoles ( HEC et l’ESSEC se retrouvent respectivement au deuxième et troisième rang), les étudiants sont de plus en plus nombreux à se demander si cela vaut le coup de dépenser autant pour des diplômes parfois surévalués.

A noter tout de même qu’il semble y avoir une prise de conscience de la part de certains établissements qui constatent qu’augmenter les tarifs peut être risqué à terme. Ils sont à la recherche d’autres sources de financements, de quoi leur permettre de s’assurer de nouvelles inscriptions à chaque rentrée.