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L’ESEO affiche de belles ambitions de développement pour 2018 et les années qui suivent ! Au centre de la stratégie : une nouvelle école à Vélizy, près de Paris, pour former toujours plus d’« ingénieurs de demain ».

Le nouveau campus de Vélizy : 3 000 m2 dédiés aux nouvelles technologies

L’ESEO, regroupant déjà une école à Angers et des prépas à Paris et Dijon s’étend en ouvrant un nouveau campus en région parisienne, à Vélizy précisément. En 2020, il accueillera toutes les formations de l’ESEO et 16 options au total.
Le bâtiment de 3 000 m2 se situe au cœur d’une zone industrielle, au plus près des entreprises susceptibles d’accueillir des jeunes de l’école. « Dans un environnement de travail rénové et performant, les étudiants pourront bénéficier d’un véritable écosystème d’entreprises dans les Yvelines avec des opportunités de stages, de contrats d’apprentissage ou d’emploi », note Olivier Paillet, directeur de l’ESEO. Il ajoute que : « Vélizy est une ville adaptée à la vie étudiante. Il y a des commerces, un restaurant et des résidences universitaires, un bon service de transports… pour accueillir nos étudiants ».

Cette ouverture de campus illustre une stratégie plus générale de l’ESEO qui aimerait diplômer 400 ingénieurs par an, contre 240 aujourd’hui. L’ESEO élargit également ses champs d’activité avec de nouvelles options. Premier pas : l’an dernier, une formation Bachelor Solutions numériques connectées a ouvert à Angers. Dès la rentrée 2018, c’est le domaine du « Big Data » qui sera à l’honneur, notamment sur le nouveau campus. Avant que ne suivent 5 autres nouvelles options !

Voici les options proposées par l’école à terme :

Un développement en 3 temps

Le campus de Vélizy a vocation à accueillir 500 étudiants d’ici 2025. L’ouverture des programmes et des options va se faire graduellement. En trois temps.
Le premier arrive à grands pas, dès 2018, avec l’ouverture du campus de Vélizy, tout rénové et équipé en high tech. Il accueillera :

  •  le cycle préparatoire international (avec le semestre à Shanghaï comme pour les autres campus)
  • le Bachelor Solutions numériques connectées (en trois ans après le bac)
  •  la 5e année du cycle ingénieur des étudiants d’Angers souhaitant se pencher sur le Big data

La seconde étape interviendra en 2019 avec la précieuse accréditation de la CTI (commission du titre d’ingénieur) qui permettra d’ouvrir tout le cycle d’ingénieur à Vélizy.

En 2020, l’ESEO terminera son développement d’options en étant en mesure de proposer 16 options à Angers ET à Vélizy.
Petit à petit, l’école de Vélizy va également tisser des partenariats avec ses entreprises voisines, développer une vie étudiante dynamique, s’intéresser à la recherche, etc.

Visite virtuelle du nouveau campus sur le site de l’école.

Réagir à une pénurie d’ingénieurs

Même phrase utilisée pour ouvrir et pour fermer la conférence de presse, le président du Conseil d’Administration de l’ESEO, Hubert Cospain, martèle : « Dîtes aux jeunes de faire le métier d’ingénieur ! On peut tout faire après une école d’ingénieur ! Donnez leur envie ! ». En effet, l’ESEO et ses consœurs, les écoles d’ingénieurs, doivent faire face à une réelle pénurie. La transformation numérique est rapide et les écoles ne doivent pas se faire dépasser. « Nous sommes dans une vague qui connecte le monde et les objets. Aujourd’hui, par exemple, deux tiers des ingénieurs de Renault travaillent autour du numérique, de l’intelligence artificielle, des véhicules autonomes. L’heure n’est plus principalement à la mécanique ! », explique Hubert Cospain.

D’où notamment l’ouverture de nouvelles options en adéquation avec les besoins actuels, et surtout ceux de demain. Selon une étude de la CDEFI, les écoles forment actuellement 35 000 ingénieurs par an : il en faudrait 50 000 chaque année dans 5 ans. Se pose aussi un enjeu éthique avec des règles à respecter. « La technologie peut représenter le meilleur comme le pire pour l’homme. Sans cadre éthique, elle peut faire peur », complète Hubert Cospain.

Effet de cette pénurie, les entreprises semblent « sauter » sur les ingénieurs diplômés et même sur ceux qui ne le sont pas encore ! Pour preuve, en 2017, 82 % des étudiants de l’ESEO étaient embauchés avant même la fin de leurs études. « Sans prétention, nous aurons du mal à faire mieux en termes d’insertion professionnelle puisqu’elle est de 100 % d’embauche dans les 6 mois suivant l’obtention du diplôme », ajoute Olivier Paillet. L’ingénieur, qu’Hubert Cospain décrit comme un « couteau suisse de l’entreprise » a donc de beaux jours devant lui !