La Rochelle Business School poursuit son développement dans l’Ouest
18 avril 2019

Avec des projets d’envergure et un domaine en constante évolution, le secteur de la construction ne connaît pas la crise… L’école caennaise dédiée à la formation d’ingénieurs en BTP non plus ! Nous avons échangé avec Jérôme Lebrun, le directeur de l’établissement.

Quels atouts doit avoir un étudiant pour entrer à l’ESITC Caen ?

Tout d’abord, il doit avoir le goût de l’informatique et des sciences. Il doit également avoir une certaine curiosité. Nos étudiants sont des jeunes qui veulent voir l’application concrète des sciences, travailler dans un cadre appliqué et visualiser leurs réalisations. La construction est un domaine où l’abstraction a peu de place…

Comment se passe l’admission post-bac ?

Nous avons un concours qui nous est propre pour le post-bac. Nous organisons un QCM de mathématiques – logique et d’anglais, mais nous analysons aussi beaucoup le dossier du candidat. Dans ce dossier, nous allons tout regarder et particulièrement les appréciations et l’évolution des notes au fil de la scolarité. Ensuite, nous faisons passer des entretiens aux candidats admissibles. C’est un moment de bienveillance, nous ne sommes pas là pour mettre les candidats en difficulté. Cette discussion est l’occasion d’avoir un regard complet sur l’étudiant et de bien cerner qui on a en face de nous.
Concernant l’anglais, c’est une matière que nous avons choisi de tester, car la construction est une activité internationale, notamment avec les grands groupes. En deuxième année, les étudiants doivent faire un séjour de 3 mois à l’étranger.

Comment qualifier la pédagogie de votre école ?

Le but de la formation est de permettre aux étudiants de lier l’utile à l’agréable. L’utile en les faisant travailler sur des projets concrets et l’agréable en se concentrant sur des innovations, des solutions modernes (matériaux sains, nouvelles isolations, etc.), en associant plusieurs nouvelles technologies, etc.
Nous voulons aider tous nos étudiants à trouver leur place dans la construction, que ce soit dans l’opérationnel, dans les bureaux d’études, dans la gestion de travaux, à l’international, etc. Pour cela, chaque étudiant qui suit le parcours en 5 ans suit des stages dans ces différents domaines. Le premier est un stage ouvrier pour être au plus près de la concrétisation. Viennent ensuite des stages en conduite de travaux (3e année), bureau d’études (4e année) et un grand projet de fin d’études en entreprise (5e année). Ainsi, l’étudiant découvre graduellement toutes les facettes et étapes du processus de construction. Il expérimente par le stage.

Est-il possible de se spécialiser lors de ce parcours en 5 ans ?

Oui, et là encore nous y allons graduellement. Le premier choix se fait en quatrième année avec une option travaux publics et aménagement du territoire ou une option bâtiment et urbanisme. Ensuite, en cinquième année, l’étudiant choisit une voie « métiers » :
– ingénierie et études
– méthodes et production
– entrepreneuriat et innovation

Et une spécialisation :
– ouvrages maritimes et fluviaux
– grands ouvrages d’art
– aménagement routes et réseaux
– bâtiments techniques et industriels
– bâtiments d’habitation et tertiaires

Cela donne des parcours personnalisables et des combinaisons adaptées à chaque étudiant.

Comment attirer les jeunes vers les métiers de la construction ?

Il faut savoir qu’être ingénieur en construction, c’est ne jamais faire deux fois la même chose. Ce sont des activités en perpétuelle évolution, avec constamment de nouvelles normes, de nouvelles initiatives en matière de développement durable, de performance énergétique, etc. La data par exemple permet d’anticiper la maintenance d’infrastructures. On tend vraiment vers des constructions de plus en plus ambitieuses.
Nos étudiants ont accès à des laboratoires professionnels pour découvrir et travailler sur des choses comme des écopavés drainants, des combinaisons de matériaux, etc. Aussi, des projets d’envergure comme le Grand Paris ou les Jeux olympiques de 2014 ouvrent de nombreuses portes. Nous allons devoir nous doter d’infrastructures à la hauteur du XXIe siècle et faire ce qu’Haussmann a fait, à l’échelle du Grand Paris ! Avant 2014, la construction va représenter des dizaines de milliards de dollars en France. Par exemple, actuellement, il y a 10 tunneliers sous Paris. C’est une place forte pour le secteur des travaux et de la construction !
L’embauche à l’issue de la formation est assurée. D’ailleurs, 75 % de nos étudiants trouvent un emploi avant même d’avoir leur diplôme.

L’école a-t-elle des projets ?

Oui. Nous souhaitons passer de 500 à 750 étudiants, d’ici 2 à 3 ans. Nous avons récemment étendu nos locaux. Notre campus est situé dans le centre de Caen. L’école reste à taille humaine, tous les étudiants se connaissent et la vie associative y est dynamique !