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L’ESAM est une école de management, gestion et finance. Son directeur, Yannick Roussel, a été nommé début 2017. Nous avons balayé avec lui, les aspects principaux de cette école ouverte sur le monde et sur les autres.

Comment se définit le parcours d’études à l’ESAM ?

Les deux premières années du programme grande école sont en quelque sorte préparatoires avec un programme plutôt général, avec une préspécialisation en troisième année. Les étudiants choisissent entre corporate finance et management. Cela permet notamment de préparer l’entrée en master. Là, ils choisissent une spécialisation plus précise. Il est aussi possible de devenir hyper spécialisé avec une 6e année (MBA) en Risque contrôle et conformité ou en Knowledge Innovation Entrepreneurship.
En filigrane du parcours, il y a bien sûr les entreprises avec qui nous avons des liens forts. Il y a également l’entrepreneuriat, que nous encourageons beaucoup et qui représente un vrai état d’esprit à l’ESAM.

Quelle place prend l’international à l’ESAM ?

Au total, l’étudiant Esamien peut passer jusqu’a 27 mois à l’étranger, sur ces 5 ans. Et ce dès la première année avec la possibilité de rejoindre le campus de Dublin ou de Sherbrooke pour un trimestre. Tous les stages peuvent se faire à l’international. Avec le groupe IGS, nous proposent plus de 100 destinations. De nombreux diplômés de l’ESAM sont d’ailleurs installés autour du monde !
L’international est important pour les étudiants, car cela permet de se plonger dans une autre culture et une autre pédagogie. On le remarque, nos étudiants ont facilement gagné un an de maturité à leur retour !

10 % des diplômés de l’ESAM créent leur entreprise, comment les accompagnez-vous ? Comment leur donnez-vous le goût de l’entrepreneuriat ?

Je crois à une avancée par petits pas. L’entrepreneuriat peut faire peur. Lorsque je demande à une classe « qui veut créer une entreprise », pas une main ne se lève. Lorsque je demande « qui a une idée d’entreprise », une dizaine de mains se lève. Et lorsque je demande qui à une idée d’entreprise qu’il trouve un peu folle », une trentaine de mains se lève.
Je ne crois pas à la construction d’un business plan pendant des mois. Nous fonctionnons avec un document de 9 cases à remplir pour avoir un vue globale sur le sujet, c’est beaucoup plus simple. Nous invitons les Esamiens à tester leur projet et nous essayons au fur et à mesure de faire murir un esprit entrepreneurial chez eux. S’il se prennent au jeu, ils se lancent !

Quelles sont les qualités principales que doit avoir un candidat qui souhaite entrer à l’ESAM ?

Nous fonctionnons avec notre propre concours. Nous voulons donner une chance à tous, et surtout desceller des potentiels. On ne s’arrête pas aux notes, on va plus loin. Nous accueillons des jeunes astucieux, curieux et engagés, qui deviennent ensuite maîtres de leur formation.

Le contact avec les professionnels des entreprises sert pour l’insertion des diplômés, mais interviennent-ils également au cours de la formation ?

Oui, et ça va même plus loin que cela. Nos étudiants sont invités dans des associations professionnelles d’entrepreneurs, de juristes, de financiers (l’Association des directeurs financiers et de contrôle de gestion DFCG par exemple), etc. C’est un pas vers la vie réelle du monde du travail, et c’est source de professionnalisation. Les étudiants se construisent un réseau. Nous organisons également des événements pour permettre des rencontres, comme des job datings par exemple.

L’école a-t-elle des projets ?

Tout à fait. Nous construisons un nouveau MBA avec l’université de Dublin. Nous voulons également mettre l’accent sur les formations pour étudiants étrangers, avec des programmes autour de la finance en anglais. Notamment pour les étudiants indiens qui sont en demande de ce genre de programmes. J’aimerais aussi que nous puissions produire du contenu, avec un cercle de professeurs qui écriraient des articles. Cela se construirait sur un modèle plus libre que les pôles de recherche, avec, pourquoi pas, une publication d’ouvrage de temps en temps.
Et puis, il y a encore et toujours l’entrepreneuriat, pour qui on aimerait créer une chaire.